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Ne me réveille-moi pas
C’est le lever du jour, lever de rideau, du bal des grands endormisseurs. Vive le roi, vive les fous, et longue vie aux Grands Prêtres.
Non, je ne veux plus y aller,
je ne peux plus, j’y ai trop dansé, j’y ai trop cru,
et puis plus, j’y ai tant traîné les pieds
Alors, demain matin, si tu m’aimes encore
Regarde dehors, et seulement pour moi
Ne me réveille-moi pas
Surtout pas si les fous sont là
Ne me réveille-moi pas
Ne m’arrache plus au pays des songes
Ne me réveille-moi pas
Surtout pas si les fous sont là
Ne me réveille pas
Si au matin les fous sont encore là, non, non
Allez viens, viens, suis-moi où la mémoire ne peut plus rien,
ou si peu. Rejoins-moi dans ces contrées où tout est permis
Et même si dans mes nuits, derrière moi le loup est là et
que je cours, je cours, et que je n’avance pas
Alors, demain matin, si tu m’aimes encore
Regarde dehors, et seulement pour moi
Ne me réveille-moi pas
Je préfère encore affronter le loup
Ne me réveille-moi pas
Je ne veux plus vivre avec les fous
Ne me réveille-moi pas
Surtout pas si les fous sont là
Ne me réveille pas
Si au matin les fous sont encore là
Ne me réveille-moi pas
Surtout pas si les fous sont là
Ne me réveille pas
Si au matin les fous sont encore là, non, non
Me réveille-moi pas
Surtout pas si les fous sont là
Ne me réveille-moi pas
Si au matin les fous sont encore là, non, non
La triste reine
Elle n’oublie pas de venir au hasard, la reine et son étrange regard.
Pour éprouver mes passions d’être humain, sans penser au lendemain
Dans sa bouche, dans ses mots, j’ai eu des visions
de mondes meilleurs à prendre peur. Ah, je ne suis
qu’un pion, niais et sans raisons, sujet à mes illusions
Je me raconte cette histoire
Ref / Que fait la triste reine, que j’attends ?
Que veut la triste reine, cet amant ?
Ce cœur ailé pour elle ? Elle attends
Le roi d’une terre promise, qui part à la dérive
En ce jour, l’irréparable fut commis au sein de mon paradis.
Elle s’éprit dans les bras de sa victime, venue sur le lieu du crime
Je préfère ne pas voir, ne jamais savoir que le temps passe
et ne laisse place à un pion, à un fou qui a tout perdu par le pêché
d’avoir trop bu
Je me raconte cette histoire
Ref //
On n'oublie pas de se dire au revoir
Et parce qu’au fond on le sait
On n'oublie pas de se dire au revoir
Qu’on ne se reverra jamais
Que fait la triste reine, que j’attends ?
Pourquoi ces tristes zens, si absent ?
Mais où est la terre ferme ?
Je la sens, je la sens, je la sens…
Mais dans quel état, mais dans quel état
Quand, quand, quand tu me vois ?
Mais dans quel état, si mon âme est à toi
Quand, quand, quand tu me vois ?
Mais dans quel état, et pourquoi pas moi
Quand, quand, quand tu me vois ?
Mais dans quel état, Mais dans quel état
Quand, quand, quand tu me vois
Quand tu me vois
L'étrange façon des gens de l'ouest
Un bateau m’emmène loin de chez moi
On m’avait dit qu’on pouvait vivre là-bas
Mais sur quelles valeurs on m’estimera
Non, je ne sais pas, je ne suis pas de ces gens-là
J’ai mis pied à terre un 12 novembre, dans le froid
Un vieux débarcadère, peu de lumière, pas de voix
J’ai quitté mon pays et mes amis pour voir ça
On dit “Qui vivra verra”, mais qui verra assumera ?
J’ai serré les dents, j’ai croisé les doigts
J’ai empaqueté mon ballot, j’ai quitté l’endroit
J’ai marché à l’ouest, toujours tout droit devant
Jusqu’à ce que l’épuisement m’oblige à m’arrêter là
J’avais imaginé un monde sans meurtriers
J’ai vu des gens crever, détail à oublier
Ainsi s’écoule un jour aux pays des Dieux
L’amère beauté d’un rêve brisé
Dans les vallées s’oublient les armes hors d’usage
Des haches de guerre en hommage à la folie sauvage
Les châteaux de cartes s’élèvent, rêvent de toucher les nuages
Dans les déserts, les mirages sont sertis d’étranges rouages
Il y a là-bas un sage, sa main qui abrite ses yeux
Quand il regarde l’horizon, où il vécut heureux
Sa plume fut noyée dans le lit d’une rivière dorée
Le souvenir de ceux qui vécurent là avant…
Oh, mon amour, je vous en prie, ne regrettez rien
Vos larmes ne peuvent arrêter les conflits anciens
Les coupables créent les liens qui les tiendront demain
Je ne peux imaginer de plus grand chagrin
Prisonnier du passé, et voir un matin
Ses ambitions se perdre au loin
On a su
Petite histoire sur un fond noir, qui passait par ici
Entrez écouter la vieille histoire, qui passait par ici
Des racines à la cime on décompte les déboires, même si on a peine
à croire qu’on est dans la merde noire. Et désolé Darwin, j’aurais
bien voulu, mais nulle évolution n’y pourra rien changer.
Et cette petite histoire débute comme elle a commencé,
aux premières pages des premiers maux de la triste liste.
Ref / 15 heures, les quadras tracent dans la rue,
Passent les fous, périssent les sages.
On a subi sans broncher les assauts répétés de la planète archétype, on a caressé des souhaits, embrassé des déluges, arraché des palissades, descendu des barricades, flingué des barrières, protégé nos arrières, on a brûlé des drapeaux et tissé
des bannières. Et j’aurais bien voulu, je t’assure, Che Guevara,
mais nulle révolution n’y pourra rien changer. Alors on a compris qu’on ne s’en sortirait pas. Rien ne sert d’être fataliste, suffit
d’être réaliste. Rappelle-toi la triste liste.
Ref //
Petite histoire sur un fond noir, qui passait par ici
Entrez écouter la vieille histoire, qui passait par ici
Et puis juste à côté les castes se reforment, rien ne sert d’y croire encore, j’y ai tellement rêvé, Mandela, mais nulle abolition
n’y pourra rien changer.
Et cette petite histoire se finit comme elle se termine, par le mot “fin” sur un fond noir... dernière page de la triste liste.
Ref ///
Et on a su quérir dans les vieilles tempêtes, quelques rêves qu’on nous donne, comme a des bêtes de somme. Et ils ont su rougir de leurs vieilles promesses, de ces pages qu’on visionne et que l’on révisionne. Et on a su courir après de trop beaux idéaux, alors que l’histoire se termine sur un point d’annihilation. Venez pour vous noyer vers de nouveaux horizons. Le livre de l’homme se consume, dommage, car pourtant on a su.
Enfance
Enfance, enfance enfoncée
Qu’on a pris le temps
De bien enfoncer, de bien défoncer
Qu’on a laissé sur les chemins du passé
Emmène-moi encore où je suis mort
Où la fleur d’Acacia ne refleurira pas
Et tu sais, tu sais même
Mêmes mots, mêmes vers, mêmes instants
Mais tu sais même
Mais quels mots, quels vers, quels instants
On murmurera notre histoire
Faisant semblant de ne pas y croire
Ce qui écorche le silence, le soir
Avec elle on se tait, avec elle pas de faits
On murmurera notre histoire
On se dira dans le noir
On oubliera le matin venu
L’enterrement qu’on a fait de nous,
et que l’on cache dessous
On murmurera notre histoire
Faisant semblant de ne pas y croire
Ce qui écorche nos silences, le soir
Avec elle on se tait, avec elle pas de faits
On murmurera notre histoire
On se dira dans le noir
On oubliera le matin venu
L’enterrement qu’on a fait de nous,
et que l’on cache dessous
Ce qui lèse, ce qui blesse
Ce qui frappe qu’on ne laisse
Simplement, simplement, je prierai que ça cesse
Simplement, simplement, entrevoir la lumière
Du phare qui, même aveugle, me guiderait
Avec elle on se perce, avec elle on se blesse
Notre histoire ce soir, dernier acte de la pièce
Les acteurs en coulisse, ces paroles en prémices
Je vole en moi ce qui reste de triste
Les Marie Louise
Les Marie-Louise dansaient, leurs jupons volaient, on s’amusait
un peu. Les Jean-Jacques éructaient leurs paroles dans leurs bières, on en riait un peu. Mais les grandes dames de dire que les manières ne sont pas là.
La bière coulait dans les verres, perlait sur les lèvres,
et les faisait briller. Puis, ruisselait par terre, où un pas souillé l’emmenait danser.
Mais il y a la baronne et ses manières, la baronne et
ses putains de manières, qu’on se doit de respecter
pour être triste et ordinaire.
Oh, Nadine, oh, Nadine, si tu m’écoutes,
Cours, cours, cours. Cours, prends tes jambes à ton…
Cours, cours, cours. Cours, prends tes jambes à ton…
Cours, cours, ne te retourne jamais.
L’accordéoniste était sourd, les violons grinçants,
le piano trop lourd. Mais la foule était tellement juste qu’invariablement elle repartait pour un tour.
Mais il y a Sylvana Lorenz, mais il y a Sylvana Lorenz, Sylvana
pour qui une vie modeste est impossible.
Je sais bien qu’un jour, je retrouverai mes plus fidèles matelots.
Sur un bateau, que dis-je, un navire de guerre, un croiseur, un vaisseau. Et nous partirons alors, naviguer des années-lumière. Jusqu’à mouiller au large de la planète Jet-Set.
Et là, Nadine, Sylvana et vos copines, oh putain surtout, surtout,
ne restez pas. Car je veux encore cracher en l’air, et vous dire que le vent vous emportera.
Et je veux encore, ivre mort, vous haïr, et vous le dire trop fort.
Et je veux encore lécher le couteau qui, bientôt, coupera vos langues mortes.
Et je veux encore hurler que jamais je n’aurai vos putains de manières. Et je veux encore pêcher, parce que c’est bon, et parce que c’est pêché. Et je veux encore, ivre mort, vous haïr, et vous le dire trop fort, Nadine !
Oh, Nadine, oh, Nadine, si tu m’écoutes,
Cours, cours, cours. Cours, prends tes jambes à ton…
Cours, cours, cours. Cours, prends tes jambes à ton…
Cours, cours, ne te retourne jamais !
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